Comme chacun le sait, un Blog , “c’est comme un Jean-Pierre, ça peut tout faire !”
Et l’une des tendances lourdes est dans le monde politique mais aussi dans l’organisation des initiatives citoyennes.
Tout le monde se souvient des annonces concernant les Blogs de DSK ou Alain ROUSSET, mais aussi de Jean-François Copé (il l’a débranché). Sur le Forum des Jeunes Populaires, on trouve un fil intitulé “Créez votre blog UMP“. Des blogs comme Polytic, Politique et Web : quels usages ? et PolitiqueOnline observent le montée de ce phénomène.
L’enjeu pour ces acteurs est de disposer online d’un outil où ils pourront :
- présenter leur position et vendre leur action au quotidien,
- disposer d’un retour frontal tel qu’ils le rencontrent auprès des militants, sur les marchés, et auprès des acteurs économiques,
- structurer leur réseau.
En d’autres termes, un lieu où tester et sentir.
Bien entendu, le Blog politique comme le reste de la carrière de ces personnes est géré avec l’aide de leurs collaborateurs les plus proches.
A l’autre bout de la vie de la Cité, on voit émerger nombre d’initiatives hyperlocales (entendez passer par Internet pour rencontrer son voisin de palier ou découvrir un petit commerçant à 128m de chez soi). Les Conseils de Quartiers issus d’une loi PLM s’en saisissent, des citoyens lancent des Blogs indépendants qui dérangent parfois le pouvoir politique en place (on pense notamment à Christophe GREBERT et son Puteaux). Peu à peu, la relation virtuelle va participer à dynamiser la vie associative locale et à briser le contrôle important sur l’information locale.
Car l’un des enjeux est là : je dispose au quotidien de 10 ou 100 fois plus d’informations nationales ou internationales que d’informations sur les lieux où j’évolue véritablement. Je suis mieux informé des concerts au POPB que du repas et des rencontres proposés en bas de chez moi (en plus, c’était gratuit, j’étais dispo et cela m’intéressait… mais je ne l’ai su que 3 jours après - quel dommage !).
Or ce qui vaut pour un diner de quartier, vaut pour les dépenses locales, les projets d’aménagement d’un site, les places en crèches : il va être de plus en plus difficile de gouverner en misant sur le manque d’information. Il va être de plus en plus tendu d’expliquer une non-concertation en prétextant les moyens et le temps.
Les nouveaux outils bouleversent déjà la politique à la papa.